Dîner hier soir avec Bruno dans un petit restaurant de la ville. Ce matin nous sommes partis ensemble sur le chemin avant de se quitter un peu plus haut ; lui, passant par un chemin de crête pour rejoindre le Mont Aigoual (1565m),où il a prévu de dormir, et moi rejoignant L’Esperou le terme de mon étape. Aujourd’hui, étape de « transition » avec seulement une vingtaine de kms, mais néanmoins 850 m de dénivelé ; c’est moins que les 875 d’hier !
Le paysage a changé ; nous sommes passés du Causse Mejean au Causse Noir. Premiers kms en sous bois. J’aime bien, mais au bout de quelques kilomètres, ça devient lassant, j’ai besoin de voir des paysages ! Besoin de grands espaces !
Rencontre avec un couple âgé ; le monsieur me dit que je suis sur le sentier des « morts », m’expliquant l’origine de ce nom ; il n’y avait pas d’église dans un village du haut et lorsqu’il y avait des décès, le prêtre allait chercher le défunt et l’accompagnait par ce sentier dans le village du bas pour la cérémonie et l’inhumation. Je pense que l’hiver il prenait le traîneau ou la schlitte ! Il m’explique aussi que plus loin, à Camprieu, je marcherai sur le Chemin du « bonheur » et franchirai, vers le lac, le pont du même nom. Mais là, pas d’explication. On verra bien ce que ça change dans ma vie ! Leur challenge du jour à eux, consiste à descendre à pied à Camprieu, une dizaine de kms, de se faire un bon repas et de remonter en taxi. Chacun son défi !
Météo, top ! Même pas un petit nuage pour faire bien sur la photo !
C’est prétentieux aussi de dire que je me sens bien, que je n’ai pas de douleur et que des bonnes sensations ; un clin d’œil à Mylène, ma gentille Kiné, qui a pris soin de mon dos et qui peut-être me lit.
Aujourd’hui, contrairement aux autres étapes qui se terminaient dans la vallée, c’est arrivée au sommet, à près de 1200m d’altitude.
Pique-nique au bord du lac de Camprieu et poursuite vers le col de Serreyrede avec effectivement une dernière portion assez raide, comme le nom l’indique, puis descente très pendue sur L’Esperou sur un lit d’éboulis.
Demain sera un autre jour ! 🤣🤣
Je n’ai pas oublié mon défi, je livre une troisième strophe du poème 😀
Et rappelle le thème.
Pour comprendre le sens que je veux donner à ce poème il faut savoir que Saint-Guilhem est le petit-fils y de Charles Martel, et donc le cousin de Charlemagne. Les deux cousins sont allés batailler en Espagne, du côté de Saragosse et de Pampelune, pour repousser les Maures. Lors de leur retraite, comme chacun sait, Roland, le neveu de Charlemagne, qui dirige l’arrière-garde, s’est fait tuer par les Vascons. Quelques années plus tard, Guilhem ( qui était en fait Guillaume d’Orange) s’est retiré des armes pour s’orienter vers une vie monastique appliquant les règles de Saint Benoit. Il a alors créé l’abbaye de Gellone devenue Saint Guilhem du Désert. Charlemagne lui a offert un morceau de La Croix de Jésus, qu’il a récupéré en Palestine. Cette relique est conservée à Saint Guilhem du Désert et j’espère bien la voir.
Saint Guilhem
L'histoire nous conte qu'un vaillant chevalier
Jouait de son glaive lors des guerres d'Espagne,
Égorgeant sans mesure en combat singulier
Pour servir son cousin, l'empereur Charlemagne.
Mis à feu et à sang, l'ennemi réagit,
Dans l’ultime sursaut, repoussa l'assaillant.
Guilhem et sa garde, sourds au cor qui retentit,
Ne purent secourir le malheureux Roland.
De retour sur sa terre et las de guerroyer,
L'homme s'interrogea, renonça aux épées,
Médita sur sa vie, voulant mieux l'employer,
Chercha un doux chemin, bien loin des épopées.
![]() |
| Le marché de Meyrues |
![]() |
| Ici on quitte la Lozère |
![]() |
| Bruno a l’effort ! |
![]() |
| Église de Camprieu |
![]() |
| Pause pique-nique |
![]() |
| Le pont du « Bonheur » a Camprieu |
![]() |
| Lac de Cambrieu |
![]() |
| Lac de Camprieu |
![]() |
| Cueilleur de mousseron |
![]() |
| Grimpette vers le col de Serreyrede |
![]() |
| Mon hôtel |
Photos d’Esperou
























































Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire