Étape en théorie courte mais finalement un peu galère.
Petit à petit je me rapproche du but ; je devrais l’atteindre dimanche. Sur ce Chemin j’ai essentiellement réservé des hôtels, mais quel confort pour un randonneur ! Pas le soucis en marchant de savoir si on va trouver un gîte, pas de queue pour prendre la douche, pas de sac de couchage à ouvrir le soir et à se battre le matin pour le faire rentrer dans la housse, pas de ronfleur, et ça, avec l’âge, ça n’a pas de prix, croyez-moi ! Et jusqu’ici mon banquier ne m’a pas appelé !🤣
Hier j’avais eu quelques difficultés en montant le col de Serreyrede ; je m’étais un peu écarté du sentier et j’étais arrivé dans un taillis où il m’aurait fallu une machette pour continuer ! En pareil cas, j’ouvre Visorando et je mesure les dégâts, je n’étais qu’à 50 m de la draille . Chaque fois, ça me tire d’affaire. J’ai bien le topoguide, mais quand vous êtes perdus, il ne vous dit rien, il ne vous localise pas. Il faut faire marche arrière, parfois sur une longue distance pour trouver le dernier repère. Sur des chemins, comme celui-là, même si les baliseurs font un travail exceptionnel, il faut être muni d’une appli GPS, ce qui n’est pas le cas sur les Chemins de Compostelle.
Et ce matin bis repetita, je me plante de GR. Je suis parti la fleur au fusil, le monde est à moi, la tête dans mes pensées, mais regardant néanmoins les marquages rouges et blancs. Quand j’ai allumé Visorando pour faire le point, (je coupe le gps pour économiser ma batterie), j’ai vu que j’avais dévié complètement du chemin, je suivais un autre GR. Il faut dire quand bas du Mont Aigoual, il y a un véritable noeud de GRs ; des variantes, des sous-GRs et que sur les balises il n’y a pas toujours de numéro. Je ne cherche pas d’excuse car Bruno avec lequel j’échangeais en SMS, à fait lui un sans faute . On devait se retrouver, ça a été raté ! Dommage ! Avec un bout de route, j’ai pu rejoindre le Chemin officiel, qui sur ce tronçon emprunte le GR7, ce vieux copain que je parcours sur les chemins de Bourgogne et que j’avais retrouvé sur le Sentier des Cathares. Sinon encore une belle étape, sous le soleil ; je la savais descendante mais je n’imaginais pas à ce point ! En une quinzaine de kms, on passe de l’altitude 1220 m à L’Esperou à 230 m à Aveze. Descente donc très rapide dans un goulet pierreux où le manque de vigilance peut vite vous coûter un ligament croisé ou un tendon d’Achille. Heureusement qu’hier soir, avant de me jeter dans les bras de morphée, j’ai pu avancer sur mon poème, car aujourd’hui j’aurais été incapable de pondre le moindre vers.
Arrivée à 15 heures à mon hôtel. Comme dans les autres, je suis en demie-pension et jamais déçu de la qualité et quantité des dîner ; il ne faut pas venir sur ce chemin pour perdre des kilos !
Je vous livre la quatrième strophe de mon poème.
Pour comprendre le sens que je veux donner à ce poème il faut savoir que Saint-Guilhem est le petit-fils y de Charles Martel, et donc le cousin de Charlemagne. Les deux cousins sont allés batailler en Espagne, du côté de Saragosse et de Pampelune, pour repousser les Maures. Lors de leur retraite, comme chacun sait, Roland, le neveu de Charlemagne, qui dirige l’arrière-garde, s’est fait tuer par les Vascons. Quelques années plus tard, Guilhem ( qui était en fait Guillaume d’Orange) s’est retiré des armes pour s’orienter vers une vie monastique appliquant les règles de Saint Benoit. Il a alors créé l’abbaye de Gellone devenue Saint Guilhem du Désert. Charlemagne lui a offert un morceau de La Croix de Jésus, qu’il a récupéré en Palestine. Cette relique est conservée à Saint Guilhem du Désert et j’espère bien la voir.
Saint Guilhem
L'histoire nous conte qu'un vaillant chevalier
Jouait de son glaive lors des guerres d'Espagne,
Égorgeant sans mesure en combat singulier
Pour servir son cousin, l'empereur Charlemagne.
Mis à feu et à sang, l'ennemi réagit,
Dans l’ultime sursaut, repoussa l'assaillant.
Guilhem et sa garde, sourds au cor qui retentit,
Ne purent secourir le malheureux Roland.
De retour sur sa terre et las de guerroyer,
L'homme s'interrogea, renonça aux épées,
Médita sur sa vie, voulant mieux l'employer,
Chercha un doux chemin, bien loin des épopées.
Il jeta aux orties mille cottes de mailles,
Optant pour la chasuble et la robe de bure,
Enfin se retira dans ce pays de drailles,
Au pied de l'Aigoual, pour humer la nature.
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| Repas d’hier soir |
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| Légèrement à côté du Chemin ! 😩 |
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| Réserve d’eau pour les pèlerins 🤣 |
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| Aulas |
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| Aulas |
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| Olivier, ça sent le sud ! |
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| Le Vigan , le vieux pont |
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| Mon hôtel de ce soir |










































































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