lundi 13 décembre 2021

Sainte-Enimie à Meyrueis 28.4 kms

 












Aujourd’hui même type d’étape qu’hier. Départ au bord du Tarn avant de grimper sur le Causse  Mejean et ensuite le plateau avant de redescendre sur Meyrues dans la vallée de la Jonte. 

Ce matin,  à l’hôtel,  au petit déjeuner, j’ai rencontré enfin un marcheur. Comme moi il fait le Saint Guilhem ; la trentaine, 1,80 m passé, c’est à coup sûr le gars dont j’ai vu les empreintes ces jours derniers .

Aujourd’hui le beau temps est annoncé, un vrai beau temps sans le risque d’une averse à 3 h de l’après-midi .

L’étape débute par un petit sentier pierreux  accroché à la montagne. A chaque pas je m’élève un peu plus au dessus de Sainte Inimie et des gorges du Tarn ; paysage fabuleux ! Je savoure chaque instant! Un régal !

À 9h30, j’ai fait le plus important du dénivelé de la journée. J’ai gagné le Causse Mejean. C’est le Tarn, en creusant son lit, qui a séparé les deux Causses : Sauveterre et Mejean.

Au-dessus, sur le plateau, ça décoiffe un peu. J’ai gardé le coupe-vent. je sens que l’appareil photo va encore chauffer aujourd’hui !

Sur cette étape, sachant qu’il n’y aurait pas de pluie à l’arrivée, j’ai pris mon temps !

En parcours je rencontre le marcheur du petit-déjeuner : Bruno, il est de Semur, sympa.

Quelques difficultés pour charger les photos car ici la 3 G fait partie du luxe : la 5 G n’est pas pour demain !

J’ai bouclé ces trois jours les étapes les plus longues : tout près de 90 kms ; les prochaines devraient être plus raisonnables, mais gare au dénivelé !


Comme je suis assez seul sur le chemin, et que je suis sûr que jusqu’à Saint-Guilhem du Désert, je ne rencontrerai pas la foule, j’ai, tout en marchant, commencé d’écrire un poème sur le thème de Saint Guilhem. J’avais déjà fait ça sur un Chemin de Compostelle en Espagne. Ça permet de faire marcher la tête en parallèle des jambes. J’ai fait une strophe hier et une aujourd’hui alors je me suis fixé le défi d’en faire une par jour. Prétentieux aurait dit monsieur Blique. Il s’appelait Blique ce sacré psychologue dont j’ai parlé précédemment ; paix à son âme !


Pour comprendre le sens que je veux donner à ce poème il faut savoir que Saint-Guilhem est le petit-fils y de Charles Martel, et donc le cousin de Charlemagne. Les deux cousins sont allés batailler en Espagne, du côté de Saragosse et de Pampelune, pour repousser les Maures. Lors de leur retraite, comme chacun sait, Roland, le neveu de Charlemagne, qui dirige l’arrière-garde, s’est fait tuer par les Vascons. Quelques années plus tard, Guilhem ( qui était en fait Guillaume d’Orange) s’est retiré des armes pour s’orienter vers une vie monastique appliquant les règles de Saint Benoit. Il a alors créé l’abbaye de Gellone devenue Saint Guilhem du Désert. Charlemagne lui a offert un morceau de La Croix de Jésus, qu’il a récupéré en Palestine. Cette relique est conservée à Saint Guilhem du Désert et j’espère bien la voir.


           Saint Guilhem     


L'histoire nous conte qu'un vaillant chevalier

Jouait de son glaive lors des guerres d'Espagne,                      

Égorgeant sans mesure en combat singulier            

Pour servir son cousin, l'empereur Charlemagne.


Mis à feu et à sang, l'ennemi réagit,

Dans l’ultime sursaut, repoussa l'assaillant.

Guilhem et sa garde, sourds au cor qui retentit,

Ne purent secourir le malheureux Roland.

 



Mon hôtel 


Le Tarn et ses gorges























































Arrivée sur Meyrues





Visite de Meyrues









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