Ce n’est pas correct, mais c’était ça ou périr ! Hier dimanche et aujourd’hui 1er mai, tout est fermé, je n’ai plus de stock hormis un demi saucisson d’Aubrac et une pomme.
J’ai bien encore quelques barres de céréales au fond du sac, mais ça, je n’y touche quand situation désespérée du type : je suis tombé d’une falaise, blessé, le 112 ne répond pas et il y a deux jours que j’attends. Je plaisante mais c’est vrai qu’en sécurité j’ai toujours 5 barres de céréales que je n’utiliserai quand situation de détresse et finalement chaque fois, je les ramène à la maison. C’est comme ça que je fonctionne ; c’est comme en voiture, je n’aime pas rouler sur la réserve, chacun son organisation ! Donc hier soir au restaurant, j’ai mis discrètement dans ma poche le pain qui restait dans corbeille ; corbeille que j’avais pris soin de faire remplir auparavant par la serveuse. Sur le Chemin on reviendrait vite à l’état sauvage, oubliant les règles de bonne conduite !
Hôtel très bien, Logis de France, lorsque le patron m’a accueilli hier à 15 heures, il m’a fait son petit couplet sur l’organisation des lieux : dîner à partir de 19h30, petit-déjeuner de 7h30 à 9h, m’a donné le code Wifi et pour terminer m’a dit, certainement parce que je dégoulinais un peu : « vous avez un pressing juste en face , c’est dimanche mais il y a des machines automatiques ! ». Il avait certainement peur, on peut comprendre, que je lave mon linge dans le lavabo et que je tire un cordon à la fenêtre pour le mettre à sécher. Ça, j’ai déjà fait !
Au matin, c’est brouillard, on quitte la Canourgue par une longue côte pour gagner le Causse de Sauveterre. Une formation calcaire qui tranche avec toutes ces roches granitiques, basaltiques que j’ai arpentées jusqu’ici. Le chemin emprunte des drailles ; petits sentiers de montagne qui servent à transhumer le bétail . De chaque côté, des forêts de buis, à croire que la chenille n’a pas sévi ici. Rien à voir dans ce brouillard, rien à photographier, hormis une toile d’araignée, encore couverte de rosé.
Toujours pas davantage de marcheurs ; seulement un couple qui marche dans l’autre sens, également un groupe de locaux en rando. Cinq étapes depuis mon départ et cinq paysages différents : le Causse de Sauveterre n’a rien de ressemblant avec les plateaux de l’Aubrac.
Côté relief, à part la longue côte en sortant de la Canourgue, le reste en plateau sur le Causse est vallonné avec quelques grimpettes sans difficulté.
D’habitude, je profite de la pause repas pour charger sur mon blog les photos du matin, parce que je suis pas sûr qu’à l’hôtel, au fond d’une vallée, j’aurai une 4G ou du bon wi-fi. Mais aujourd’hui sur le Causse, rien, tout, juste de la 3G paresseuse.
Beau temps hormis une petite averse sur la fin. Arrivé à Sainte Iminie vers 15 heures et visite de cette jolie ville des gorges du Tarn. C’est le premier mai, il y a beaucoup de monde dans la ville, les bus se succèdent et déversent des touristes (des vieux 🤣) qui envahissent les bars.
Après deux étapes de 28 kms chacune, la même m’attend demain pour rejoindre Meyrues. Mais demain sera un autre jour !
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| La pluie arrive ; ça va être pour moi 😩 |
Photos de Sainte Inimie
Légende de Sainte Inimie
L'éclatante beauté de la jeune princesse mérovingienne suscite bien des convoitises parmi les nobles du royaume. Celle-ci s'évertue à soigner les pauvres, les boiteux, les lépreux. Lorsqu'elle arrive à l'âge de trouver un époux, son père lui impose plusieurs prétendants, que l'intéressée refuse. La vertueuse princesse se dit mariée à Dieu et au Christ. Son père prépare cependant ses épousailles, alors implore-t-elle le Seigneur de lui venir en aide afin de conserver sa pureté. Dieu l'exauce, et lui inflige la lèpre, terrible maladie qui défigure la princesse. Durant des années, nul médecin ne parvient à la guérir. La jeune princesse implore à nouveau l'aide de Dieu. Un ange messager apparaît et lui dit : « Rends-toi avec ton escorte dans la lointaine province du Gévaudan, dans un lieu appelé Burlatis. Les bergers te guideront vers une source dont l'eau guérira les plaies de ton corps ». La princesse et son escorte se mettent en route.
Arrivé en Gévaudan, le cortège ne parvient pas à trouver Burle, et en demandant le chemin d'une source pouvant guérir, une femme lui indique une source. Cependant l'ange apparaît à nouveau lui indiquant que la source dans laquelle elle se baigne n'est pas celle recherchée. Elle se trouvait alors à Bagnols-les-Bains où « Dieu fait là de puissantes choses, pour ceux qui viennent chercher la santé ».
Le cortège se dirige, lui, vers le Tarn et trouve enfin la source de Burlatis. Énimie baigne son corps meurtri dans l'eau froide et bleue de Burle, implore le seigneur, et guérit par miracle.
Le cortège décide donc d'entamer le chemin du retour, mais la maladie réapparaît à peine arrivés sur le causse qui domine Burlatis. Elle retourne alors à la source où le miracle de la guérison se reproduit, mais elle ne peut à nouveau atteindre le causse. Ce n’est qu’après un troisième bain qu'elle comprend son destin : rester à jamais dans cette région !
Elle décide donc de s'installer, aménageant une grotte qu'elle vient de découvrir, renvoyant ainsi son cortège pour ne garder que sa filleule. Sa cour, elle, s'installera visiblement dans des hameaux du bord du Tarn.
De sa grotte, elle aurait exaucé bien des miracles, mais l'histoire la plus importante reste sa lutte contre le Drac (sorte de diable ou de diablotin en pays d'oc).





















































































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